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28.03.2008

Et la flemme...

Je suis Enrhumé, fatigué, je tousse et il faut que je me lève à 5h demain matin, pour aller balayer, passer la serpillère etc pendant 3h... Et j'ai vraiment la flemme. Il est 19h30 et je me prépare déjà a me coucher, pire que les poules (ça fait je sais pas combien d'année que je ne me suis pas couché aussi tôt)

J'en ai marre de ce taffe. Non pas parce qu'il est fatigant, non pas parce que l'ambiance est mauvaise, non pas a cause de l'heure d'embauche. Le travail est loin d'être fatigant, je peux prendre mon temps. L'ambiance y est tres bonne, bien que je ne voit pas trop les collègues mais bon, l'avantage c'est que je peux faire ma salle tout seul a mon rythme. Non pas a cause de l'heure d'embauche, car même si c'est tôt de se lever a 5h, on s'y habitue. Non ce qui me dérange, c'est de ne bosser que 3h (bon c'est vrai que de devoir se lever à 5h, quand on sais qu'on ne bossera que 3h, c'est pas facile pour se motiver). Mais bon va falloir que je m'y habitue car j'ai signer pour encore 1 mois supplémentaire (mais cette fois, je n'hésiterait pas à démissionner si on me propose un plein temps)

Sur ce, je vais me coucher, regarder un bon film et dormir.

25.03.2008

Et Y a plus de morales...

 

Si même Dora se drogue alors où va le monde??? ^^

 

 

Retrouvez d'autre détournement sur Garrigue Prod

24.03.2008

Et les OGM tue les bébé phoques...

Sauvons les bébé phoques ^^

       Les OGM, Organismes Génétiquement Modifier, sont critiqués, attaqué par de nombreuse association. Elles n'hésitent pas a venir dans des champs "laboratoire" pour arracher ces pieds. Évidemment ces actions sont illégal et les participant de ces action citoyennes risque de forte amendes. Le gouvernement justifie ces plantation en expliquant qu'elles ont pour but de comprendre les OGM; les associations quant a elle, expliquent que le pollen de ces plantes risque d'en contaminer d'autre. De quel coté devons nous nous placer, qui devons nous croire? Il y a t'il un bon coté et un mauvais? Pour comprendre ceci nous devons d'abord comprendre ce qu'est exactement un OGM.


       Comme vous devez sans doute le savoir, Tout ce qui est vivant sur terre et codé, comment fonctionne notre cerveau, notre coeur notre foie, la couleur de nos yeux... On peut comparer ceci a un Jeu Vidéo. Il y a un programme qui dit ce qui se passe quand on appuis sur tel ou tel bouton, quel est la couleur du jeu. Pour un être vivant ce programme s'appelle l'ADN. Et comme pour un jeu, on peu modifier ce programme. Le problème c'est que si on ne connais pas le fonctionnement exacte se programme, on peu modifier quelque chose de fondamental. En modifiant le programme d'un jeu, on peu permettre au personnage de ne jamais mourir, mais si on se trompe on peut aussi lui donner une duré de vie beaucoup plus courte voir même de rendre le jeu injouable. Il en est de même pour la vie. Il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers.

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       Mais même en modifier quelque chose qui semble insignifiant peut induire des conséquences plus dramatique. Il y a des exemple ou les scientifique on modifier une partie de la racine d'une plante, la partie comestible de la plante se trouvait sur les feuilles. Ils pensaient donc être à l'abris de tout danger. Or il se trouve que la racine fabriqué une enzyme qui permettait le bon développement des feuilles. La plante c'est donc trouvé complètement contaminé sans que les scientifiques ne s'en rendent comptent directement. Il est donc dangereux de se prendre pour dieux et de vouloir contrôler la vie.


       Mais même en admettant que l'homme arrive a connaître tout les codes et leur rôles, les OGM seraient encore dangereux. Effectivement il y a une conséquence moins connu des OGM, une conséquence économique. Le fait de créer un OGM Viens a la suite de recherche. Un OGM est donc soumis a un brevet. Pour obtenir cet OGM il faut donc payer a son découvreur une somme que lui seul fixera, car il sera le seul a posséder cet OGM. Les OGM ont pour avantage de donner plus de nourriture, et donc cela fera baisser les prix. Mais les Pays d'Afrique n'ont pas les moyens de s'acheter des OGM, ils ne pourront donc pas concurrencer les pays du nord, et seront par ce fait encore plus appauvri. Mais même s'ils parviennent a s'acheter ces OGM, il deviendront dépendant de leur fournisseur. En effet les OGM sont fait de tel sorte qu'ils sont stériles, il faut donc chaque année racheter un stock de graines. Les fournisseur en profiteront aussi pour développer des engrais et autre accessoires spécialiser pour leur graine, rendant les petit exploitant totalement dépendant des grandes firme multinational. Il est déjà un exemple en Asie, Où tout un village c'est endetté pour obtenir des OGM, en espérant pouvoir sortir de la pauvreté. Au bout de 1 à 2 ans seulement ils étaient tellement endetté que la moitié du village s'est suicidé.


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       Autre raison de dire non au OGM. Je ne vois pas pourquoi le pollen de graines d'OGM resterai dans les champs et ne contaminerai pas le reste de la nature. La encore cela s'est déjà produit, et des "mauvaise herbes" ont été fécondé par un pollen OGM, de ce fait cette "mauvaise herbe" ne peut être détruite et contamine de plus en plus la campagne alentour modifiant totalement l'écosystème. Dernièrement une parcelle de champs biologique s’est aussi vu être contaminer par des pollens d’OGM dont le champs d’origine se trouvait à une trentaine de kilomètre.


       Dernière raison, si on ne garde qu'une sorte de plante "super puissante", car elle résiste a la sécheresse, aux vents, aux inondations et aux insectes, le jour ou une nouvelle espèce d'insectes arrivera sur le territoire (avec les modifications climatique et le changement de l'écosystème, dû aussi en parti au OGM, cela est plus que probable) et que cette espèce s'attaque a la seule espèce pressente sur le territoire, alors cette espèce disparaîtra très rapidement, car le temps de trouver une autre espèce, l'insecte aura décimé tout le territoire. Seul quelque agriculteur bio pourront peut être résister (s'ils n'ont pas étaient eux même décimé par les ogm) mais les prix seront excessivement élevé. 

 

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       Les OGM ne sont donc pas un progrès, ils sont une erreur terrible de l'homme qui se croit supérieur à la nature et qui pour une histoire d'argent est prés a sacrifier la vie des plus faible. J'espère que vous comprenez mieux les actions de ses manifestant que les media traitent parfois de criminels alors qu'il sont la pour éviter qu'il ne se passe une catastrophe économique et écologique dans les années a venir.

 

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23.03.2008

Et qui suis-je...

Grâce à un test tres serieux créer par la CIA, j'ai pu obtenir mon portait relatif a celui d'un acteur de cinema . J'ai donc l'honneur de vous annoncé que je suis

 

Indiana Jones : 83%
Tu aimes l'aventure, et détestes le quotidien.
Eric Draven (The Crow) : 74%
Hannibal Lecter : 74%
Yoda (Star Wars) : 73%
Forrest Gump : 72%
Schrek : 72%
Maximus (Gladiator) : 70%
James Bond : 69%
Jim Levenstein (American Pie) : 69%
Néo (Matrix) : 66%
Batman / Bruce Wayne : 63%
Tony Montana (Scarface) : 62%

Quel héros de film es-tu ?

22.03.2008

Et mai 68 à 40ans...

Petit anniversaire pour les événements  de mai 68 qui ont pris naissance le 22 mars 1968 à Nanterre.

Contexte de l’époque:
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les mœurs change et ont aspire a d’avantage de liberté. Néanmoins, la société ne change pas et le enfant du baby boom sont ceux qui ressente le plus cette différence. De plus le nombre d’étudiant ayant explosé -du fait du baby boom 20 ans auparavant- Il n’y a pas assez de place en fac et les amphithéâtres sont  surchargé.
A l’apogée des trente glorieuse les déséquilibres commence a apparaître, le chômage augmente touchant tout particulièrement les jeunes et le pouvoir d’achat diminue.

Déroulement:
Le mouvement du 22 mars 1968 avait pour but de protester contre les répression policière et pour  le droit des étudiant d’aller dans les locaux des étudiantes (alors que l’inverse était déjà autorisé). Suite a ces protestations, les forces de l’ordre pénètre dans les locaux de l’université -or à l’époque et depuis le moyen age,  la police n’a pas le droit de pénétré dans les universités-
 
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Ces événements entraîneront la création d’une liste noire visant à interdire les cours a certain étudiant -dont Daniel Cohn-Bendit qui à même reçut une notification pour quitter le territoire-.
L’occupation de l’université de Nanterre entrera sa fermeture par décision du doyen et le mouvement se déplacera alors à la faculté de la Sorbonne. Mai 68 naît alors vraiment. Pour dénoncer des peines de prisons prononcé a l’encontre d’étudiants, des manifestations s’organisent, avec la construction de barricades.
 
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Les CRS dépassé par ces événements et n’ayant pas la possibilité de charger -à l‘époque les CRS ne pouvait que répliquer aux violences- laissent ces construction se faire. Il s’en suit alors une rancœur de la part des force de l’ordre à l’encontre des étudiants.
 
 
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Pour le moment, les syndicat ouvrier refuse de soutenir le mouvement, trouvant les revendication puérile. De plus pour eux,une révolution est censé venir des ouvriers et non des étudiants. Néanmoins, les ouvriers finissent par rentrer dans le mouvement. S’en suit alors des manifestations spontanée qui aboutiront a une grève générale le 22 mai où 10 millions de personnes ne travailleront pas.
 
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Les voitures brulé ne sont pas une invention des jeunes des banlieues
 

La disparition de De Gaules à la fin du mois, sème trouble au sein du gouvernement. On parle de démission du président et des élections anticipé sont envisagées. De plus une manifestions du parti communiste fait craindre un coup d’État. Mais le Président revient  et organise une immense manifestation sur les champs Élysée le 30 mai 1968, ce qui inversera l’opinion publique qui soutenait de moins en moins le mouvement étudiants. Le même jour, l’assemblé est dissoute et les élection de Juin 1968 donneront une large victoire aux Gaullistes.
 
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Les événements prendront vraiment fin le12 juin 1968, où le « Mouvement du 22 mars » sera dissout.

Même si mai 1968 prend fin sur une victoire des Gaullistes, ces événement ont profondément changer la face de la société française.

Aujourd’hui:
Serait-il possible qu’il y ai un nouveau mai 1968 de nos jours?
Si nous regardons le contexte actuelle, nous y trouvons plusieurs point commun. Problème économique avec une diminution du pouvoir d’achat et une augmentation du chômage. Les différence sociales sont de plus en plus marqué, commençant à créer un fossé et donc des classes sociales. Les jeunes sont de plus en plus stigmatisé et ce de la part même de l ‘État. Un gouvernement qui ne voit pas le problème monter ou du moins qui refuse de s’y attaquer… Néanmoins deux point important manque:
 
1/  Les différence de mœurs ne sont pas aussi marqué. Contrairement à 1968, la jeunesse ne refuse pas en masse de suivre la voix de leur parents. Au contraire l’attente principal est de « rentrer dans le moule »
2/ Point tout aussi important, les événement des mai 1968 ont laissé des marques. Les gouvernement savent comment réagir avant que les manifestations ne prennent trop d’ampleur. Les CRS n’attendent plus avant de charger et ainsi la construction de barricade est rendu impossible. Tout mouvement de type de mai 68 s’en retrouve ainsi coupé avant d’^être construit

Cela dit, certains événement du type du CPE montrent qu’il est possible d’organiser des manifestation à long terme. Néanmoins le CPE n’aurait jamais pu aboutir à un « mai 68 ». En effet la population n’est pas prête a suivre ce mouvement et à engranger une grève générale et le étudiant eux même ne le souhaité pas -les AG n’avait pas pour but de se prononcer sur le but du combat à mener, mais sur la nécessité ou non de faire grève ou de bloquer les fac- De plus, nombre d’étudiant profité du blocage des fac pour rester chez eux, sans participer aux manifestations. Il faudra donc attendre quelque temps avant de pouvoir voir un nouveau mai 68 et surtout ne pas vouloir le provoquer. En effet tout mouvement de type « révolutionnaire » doit être spontanée et non organisé.



21.03.2008

Et regardez...

Bon c'est pas forcement tres intelligent et ça ne sert pas a grand chose mais ça fait du bien de se conforter dans ses idées ;)

20.03.2008

Et j'ai mes premiers googling...

Rien de très glorieux, juste 3 mots clef mais bienôt j'en aurais plein et je saurais aussi pourquoi on vient sur mon blog. En attendant j'ai 'honneur de vous annoncer les 3 raisons pour lesquels on vient sur mon blog:

Premier mot clef: "encule". Alors j'aimerai bien savoir où ils ont pu pecher ça. J'essaie quant même d'etre un minimum poli, non???

Deuxième mot clef: "présentatrice et chanteuse dans les annéés 80". Bon là encore je ne vois pas trop comment ça peut mener a mon blog. Et puis c'est d'abord. Moi je pense pour dorothée...

free music
Troisième mot clef: "tout me fait chier". Bon dans ce cas, je veux bien comprendre le rapport, mais bon, ca fait plaisir que les gens viennent ici parce qu'il se font chier... Et le bonheur de me lire dans tout ça :( ...

 

Je tiens aussi à porter réclamation. J'ai perdu 20 visiteur journalier en l'espace de 3 jours. Alors soit je suis à l'origne d'un suicide collectif de personne dont tout leur fait chier, soit il y a un grave problème de connexion... Ou alors c'est un complot du gouvernement voué a faire disparaitre 1 à 1 tout les blog de la blogosphère et bientôt ce sera votre tour... Je ne vois pas d'autre explicaton ^^

15.03.2008

Et demain, je dormirai démocratiquement, encore...

En direct du magnifique parking sous terrain, dans lequel je travail je suis assis sur une chaise, cet après midi, je vous écris ce magnifique article qui ne fera que reprendre l'article de la semaine dernière que j'ai écris au même endroit.

Comme je l'avais dis la semaine dernière, je ne suis pas allé voter. D'ailleurs ma ville est resté à gauche, car dès le premier tour, le maire sortant à était réélu avec 50.8% des voix. (d'ailleurs soit dis en passant que même si c'était un maire sortant, ce fut la première fois qu'il était élu maire. Il était le suppléant de l'ancien maire, qui avait était élu au conseil général. Et maintenant je suis sûr que vous vous sentes beaucoup plus instruit qu'avant)

Tout ça pour vous dire que demain, je ne participerai pas non plus au deuxième tour des cantonales. En espérant tout de même que (monsieur j'écris des livres pour dire qu'il y a des mosquées clandestine sous l'aéroport Charles de gaules) devilliers, ne soit pas élu. Mais comme de toute façon je ne connais aucun des programmes proposé et pour les raisons cité la semaine dernière, je ne regretterai pas de ne pas aller voter. C'est mon choix, alors je l'assumerai ^^

14.03.2008

Et écoutez... (6)

Félix Leclerc, chanteur Québécois, que j'ai redécouvert il n"y a pas longtemps. Je n'ai pas réussi à trouver les versions originales des chanson que je voulais mettre mais ces 2 interprètes les reprennent assez bien.

 


  "Le chant du patriote" de Daniel Boucher


"Le Petit Bonheur" de
Groovy Aardvark


et différentes versions de "le petit bonheur" si ça vous intéresse:

Version de "Martin Joly et les Coureurs"
Version de "Dalida

12.03.2008

Et je suis à court d'inspiration...

Je ressort donc de vieux écris (qui à dis faignant??? ^^). Voici alors une nouvelle que j'ai écris il y a 2-3 ans pour participer à un concourt de nouvelles sur le thème de la prison.

Je vous souhaites une bonne lecture :) :

 

LA PRISON ENCHANTEE


 

Introduction:

       Aujourd’hui, 19 avril 2005, je suis libre. Trois ans ! Trois que j’étais enfermé. Malgré mes efforts, je n’étais pas libre. Je ne sais plus très bien comment et quand cela avait commencé. Un ensemble de causes ayant des conséquences plus dramatiques que je n’aurait pu y penser.
       Tout a dû commencer au lycée. A ce moment rien de vraiment important, juste le début d’un chemin qui m’a mené là où je me suis trouvé enfermé pendant toutes ces années. Le début de la fin en quelque sorte…


Chapitre 1:

       Je me souviens, a l’époque j’étais au collège, j’étais timide, sans doute trop, et je ne m’ouvrais pas aux autres. Pendant les pauses, je restais souvent seul, personnes ne venaient me voir, et je n’allais voir personnes. Une espèce d’entente cordiale était signée entre moi et les autres –je ne les importunais pas et ils ne s’occupaient pas de moi-. Cela fonctionnait bien, malgré la solitude qui m’envahissait. Quand on est dans un collège réputé difficile, on fait ce que l’on peut pour ne pas croiser certaine personne, ou du moins pour qu’elle ne vous remarque pas.
       J’ai toujours eu du mal à m’intégrer. Peut être était-ce moi qui avais du mal à aller vers les autres ? Peut être était-ce les autres qui avaient du mal à m’accepter ? Quoi qu’il en soit, j’ai toujours été seul, mis à par quelque copain ; pas des amis, juste des copains. Quand je rentrais chez moi, je n’avais pas d’amis à appeler, personne à qui raconter ma journée. Mes parents rentraient tard le soir, et comme j’étais fils unique, la seul chose que je faisais pour passer le temps, c’était de travailler, réviser. Évidemment j’avais de bonnes notes, mes parents étaient fiers de moi, mais c’était une raison de plus pour les autres de me mettre de coté. Je me suis vite rendu compte, que les études ne m’aideraient pas à m’intégrer. Alors le soir, au lieu de travailler, je jouais à des jeux vidéos. Cela m’occupait, et j’oubliais les autres, mes malheurs. Bien sûr mes  notes s’en sont ressenties et les autres ne l’acceptaient pas pour autant, mais je continuais quand même à jouer, cela me permettait d’oublier. Quand j’étais en train de jouer, j’étais comme dans une bulle, rien ne m’atteignait, mais je n’atteignais personne.


Chapitre 2:

        Arrivé au lycée les choses n’ont pas vraiment changées, enfin pas tout de suite. Entre « amis de la solitude » on se regroupait parfois –à plusieurs on se sent plus fort- mais nous n’étions pas amis entre nous et nous ne nous voyions pas en dehors du lycée, Mais au fur et à mesure, nous avons appris à nous connaître, nous avons découvert que nous avions des points communs, même si au départ ils n’existaient, que par l’absence de quelque chose. Nous avons donc commencé à essayer de remplir cette absence, ce vide. Pour essayer de faire comme les autres, nous avons commencé à fumer, mais cela ne comblait rien du tout et nous nous sentions d’autant plus vide.
       Au bout d’un temps, j’avais l’impression de faire parti d’un groupe –car nous commencions à vraiment en former un :-

       -Il y avait Justine qui avait été placé en famille d’accueil à l'âge de cinq ans, car ses parents ne pouvaient plus s’occuper d’elle. Son père était en prison. Cela devait être grave, car elle n’a jamais voulu nous dire pourquoi. Sa mère était en centre de désintoxication. Alors elle naviguait entre les familles d’accueil, d’ici et de là. Elle n’est jamais restée plus d’un an au même endroit, et n’a jamais réussi à se faire des amis. En apprenant à la connaître, je me suis rendu compte qu’elle n’avait plus confiance envers les adultes. Avec tout ce qu’elle avait vécu, il y avait de quoi comprendre. A chaque nouvelle famille d’accueil, son assistante social lui disait que cette fois-ci elle pourrait rester plus longtemps et à chaque fois elle devait partir, avant d’avoir pu se faire des amis. Alors au fur et à mesure, elle s’est enfermée dans les livres. Elle aimait lire et passait tout son temps libre avec eux. Elle disait que seul les livres la comprenaient, ce que moi je ne comprenait pas à l’époque.

       -Il y avait aussi Vincent. Lui avait passé plusieurs mois dans des maisons de corrections, pour diverses raisons. Il nous a dit qu’il y avait eu des affaires de trafiques de drogues et de vol à l’étalage. Il m’enviait, il aurait voulu être à ma place. Il aurait bien aimé que ses parents aussi rentre tard le soir et surtout ne s’occupe pas de lui. Je n’arrivais pas à comprendre ceci mais un jour il m’a confié que ses parents le frappaient. C’est pour ça qu’il n’allait pas voir les autres, ou plutôt qu’il frappait les autres, pour se protéger. Lui non plus n’avait pas confiance envers les adultes. Comment leur faire confiance quand vos propres parents sont vos pires ennemis ? Lui il ne s’est pas enfermé dans les livres ni dans les jeux vidéos, il a plongé la tête la première dans la drogue. Il disait qu’avec la drogue tous les rêves étaient possible, qu’il suffisait de fermer les yeux et que tous nos soucis s’éteignaient, aussi facilement que l’on éteint une bougie en soufflant dessus.


Chapitre 3:

        Nous passions de plus en plus de temps ensembles. Nous commencions même à nous voir le week end, dans ce que nous appelions « nos soirées ». En fait, nous passions toute la soirée, chacun dans notre coin, ne s’occupant que de nos passe-temps préférés. Moi aux jeux vidées, Justine à ses livres et Vincent à ses joints. Puis, tout doucement, on a commencé à découvrir le passe temps des autres. Les livres me racontaient ce dont j’avais besoin d’entendre, les jeux vidéos me défoulaient et les joints me délassaient. Lentement, sans que nous nous en rendions compte, le délassement a pris de plus en plus de place dans nos soirées, allant même jusqu’à masquer nos autres plaisirs. Sans rien pour nous défouler. Sans rien pour nous raconter ce dont on avait besoin. Nous avons de plus en plus consommer et nos soirées se sont transformées en journées.


Chapitre 4:

       Un jours, sans que nous nous en apercevions, les joints ne nous apaisaient plus assez. Nous avons donc goutté à autre chose. D’abord l’ecstasy puis les champis mais à chaque fois cela finissait par ne plus nous apaiser. Alors nous avons commencé à dérailler. Nous consommions cocaïnes et héroïnes. Au début juste en sniffant. On disait qu’on ne ferait jamais autrement, que c’était trop dangereux. Puis un jour, je ne sais plus qui, peut être moi, peut être Vincent, cela n’a plus d’importance. Quelqu’un a ramené une seringue. Juste une fois. Mais avec l’héroïne rien ne va qu’une fois. Alors les intraveineuses se sont faites de plus en plus couramment, pour finir par devenir notre unique but de la journée.

       Un jour normal se déroulait à peut près ainsi :

       -Le matin, on essayait de trouver quelque chose à acheter. On allait voir nos soit disant amis qui profitaient de notre dépendance pour nous refiler ce qu’ils avaient de pire.

       -L’après midi, on se faisait  nos fixes, de quoi tenir le coup, essayer de redevenir à peu près normal. On ne cherchait même plus à s’apaiser.

       -Le soir, on cherchait de l’argent. Justine, restait sur les trottoirs. Une jeune fille de dix sept ans ça attire les pervers ! Vincent et moi on volait. On braquait des gens dans la rue. Surtout les costards cravates, ça rapportaient d’avantage. Mais on cambriolait aussi les grandes maisons bourgeoises

       Nous n’avions plus le temps d’aller au lycée. D’ailleurs, le lycée ne nous voulait plus. Nous ne rentrions même plus chez nous. Vincent avait fugué de chez lui un soir où son père avait frappé de trop. Justine ne supportait plus sa famille d’accueil. Mois je pensais que mes parents ne se rendrait même pas compte de mon absence.


Chapitre 5:

       Au fur et à mesure que les jours progressaient, nous nous enfoncions de plus en plus dans l’enfer de la drogue. Les jours se suivaient… et se ressemblaient. Toujours la même routine, les mêmes actions. Les squattes que nous occupions devenaient à chaque fois plus insalubres. Notre travail prenait encore et encore plus de temps.
       Justine commençait à ne plus choisir ses clients. Elle devenait esclaves de ces pervers qui l’utilisaient, qui l’exploitaient. De notre coté nous la poussions à accepter avec ou sans préservatif. Le peu d’argent que Vincent et moi rapportions suffisait à peine à couvrir le peu de nourriture que nous consommions. Quelques yaourt par jour et surtout de l’alcool, pour résister jusqu’à la prochaine injection. Sentir le produit dans nos veines, se diffuser dans notre corps, atteindre notre cerveau et l’espace de quelque instant nous soulager. Cela ne durait que quelques minutes, quelques heures, je ne sais pas, je ne sais plus. Mais rapidement le mal revenait et envahissait chaque parcelle de notre corps. Il n’y avait plus ce plaisir de consommer, juste un besoin de se sentir un peu plus normal.
       Nous avons bien pensé plusieurs fois à raccrocher, rentrer chez nous. Mais il y avait toujours quelque chose qui nous retenait. Nous n’avons jamais vraiment réussi à décrocher. Il y a bien Vincent qui y est arrivé. Mais l’appel de l’héroïne se faisait trop oppressant. Alors il est revenu. Les squattes insalubres, les larcins, les injections… Un cycle sans fin, un mouvement perpétuel.


Chapitre 6:

       Nous avons dû vivre comme ça plusieurs mois. Peut-être un an ? Peut-être plus ? le temps n’avait plus de sens. Plus rien n’existait autour de nous. Nous ne savions pas ce qui se passait. Ce qui arrivait sur ce monde qui nous avait rejeté. La bulle que nous avions construite, pour nous protéger des autres, avait fini par nous enfermer sur nous même. Nous nous sentions condamné. Nous ne voyions rien qui aurait ou nous faire sortir de notre prison enchantée. Le rêve que nous nous étions forgé, c’est peu à peu transformé en cauchemar. Le soir, lorsque nous fermions les yeux, il ne se passait plus rien. La magie des premiers joints avait disparut. Elle ne laissait place qu’à un vide, que rien ne pouvait combler. Je m’étais condamné à de la prison ferme. Sans savoir pour combien de temps. Imaginez un prisonnier, enfermé dans sa cellule de neuf m². Pour simple vu sur le monde trois ou quatre miradors, l’empêchant de voir de l’autre coté de ce mur qu’il a franchi. Imaginez ce prisonnier, sachant quand il est entré mais ignorant quand et s’il pourra sortir. Pour oublier ce que nous étions devenu à cause de la drogue, nous nous droguions. Un cercle vicieux c’était mis en place. Rien n’aurait pu le briser.


Chapitre 7:

       Une de trop pour Vincent. Il est mort, il est libre. Les choses changent. Mais je me drogue, encore. Pas si simple d’arrêter.
       Nous ne sommes plus que deux dans le groupe. Justine enceinte, ne peut, ne veut plus faire le trottoir. Je prends des risques, pour nos besoins. Je cambriole en journée. Je racket aux lycées… Mais le fric entre moins. Les besoins augmentent. Les risques aussi. Je suis invincible. La drogue me protège.
       Un jour, hélas. Ou heureusement. La cambriole de trop. Police. Là.
A mon jugement. Je suis coupable. Que fait un toxico… face aux autres ? (Rien !)


Épilogue:

       Aujourd’hui, 19 avril 2005, je suis libre. Trois ans ! Trois ans que l’étais enfermé. Malgré les apparences, je n’étais pas libre. Oui, aujourd’hui je le suis. Je viens d’entrer en prison.

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