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12.03.2008
Et je suis à court d'inspiration...
Je ressort donc de vieux écris (qui à dis faignant??? ^^). Voici alors une nouvelle que j'ai écris il y a 2-3 ans pour participer à un concourt de nouvelles sur le thème de la prison.
Je vous souhaites une bonne lecture :) :
LA PRISON ENCHANTEE
Introduction:
Tout a dû commencer au lycée. A ce moment rien de vraiment important, juste le début d’un chemin qui m’a mené là où je me suis trouvé enfermé pendant toutes ces années. Le début de la fin en quelque sorte…
Chapitre 1:
J’ai toujours eu du mal à m’intégrer. Peut être était-ce moi qui avais du mal à aller vers les autres ? Peut être était-ce les autres qui avaient du mal à m’accepter ? Quoi qu’il en soit, j’ai toujours été seul, mis à par quelque copain ; pas des amis, juste des copains. Quand je rentrais chez moi, je n’avais pas d’amis à appeler, personne à qui raconter ma journée. Mes parents rentraient tard le soir, et comme j’étais fils unique, la seul chose que je faisais pour passer le temps, c’était de travailler, réviser. Évidemment j’avais de bonnes notes, mes parents étaient fiers de moi, mais c’était une raison de plus pour les autres de me mettre de coté. Je me suis vite rendu compte, que les études ne m’aideraient pas à m’intégrer. Alors le soir, au lieu de travailler, je jouais à des jeux vidéos. Cela m’occupait, et j’oubliais les autres, mes malheurs. Bien sûr mes notes s’en sont ressenties et les autres ne l’acceptaient pas pour autant, mais je continuais quand même à jouer, cela me permettait d’oublier. Quand j’étais en train de jouer, j’étais comme dans une bulle, rien ne m’atteignait, mais je n’atteignais personne.
Chapitre 2:
Au bout d’un temps, j’avais l’impression de faire parti d’un groupe –car nous commencions à vraiment en former un :-
-Il y avait Justine qui avait été placé en famille d’accueil à l'âge de cinq ans, car ses parents ne pouvaient plus s’occuper d’elle. Son père était en prison. Cela devait être grave, car elle n’a jamais voulu nous dire pourquoi. Sa mère était en centre de désintoxication. Alors elle naviguait entre les familles d’accueil, d’ici et de là. Elle n’est jamais restée plus d’un an au même endroit, et n’a jamais réussi à se faire des amis. En apprenant à la connaître, je me suis rendu compte qu’elle n’avait plus confiance envers les adultes. Avec tout ce qu’elle avait vécu, il y avait de quoi comprendre. A chaque nouvelle famille d’accueil, son assistante social lui disait que cette fois-ci elle pourrait rester plus longtemps et à chaque fois elle devait partir, avant d’avoir pu se faire des amis. Alors au fur et à mesure, elle s’est enfermée dans les livres. Elle aimait lire et passait tout son temps libre avec eux. Elle disait que seul les livres la comprenaient, ce que moi je ne comprenait pas à l’époque.
-Il y avait aussi Vincent. Lui avait passé plusieurs mois dans des maisons de corrections, pour diverses raisons. Il nous a dit qu’il y avait eu des affaires de trafiques de drogues et de vol à l’étalage. Il m’enviait, il aurait voulu être à ma place. Il aurait bien aimé que ses parents aussi rentre tard le soir et surtout ne s’occupe pas de lui. Je n’arrivais pas à comprendre ceci mais un jour il m’a confié que ses parents le frappaient. C’est pour ça qu’il n’allait pas voir les autres, ou plutôt qu’il frappait les autres, pour se protéger. Lui non plus n’avait pas confiance envers les adultes. Comment leur faire confiance quand vos propres parents sont vos pires ennemis ? Lui il ne s’est pas enfermé dans les livres ni dans les jeux vidéos, il a plongé la tête la première dans la drogue. Il disait qu’avec la drogue tous les rêves étaient possible, qu’il suffisait de fermer les yeux et que tous nos soucis s’éteignaient, aussi facilement que l’on éteint une bougie en soufflant dessus.
Chapitre 3:
Chapitre 4:
Un jour normal se déroulait à peut près ainsi :
-Le matin, on essayait de trouver quelque chose à acheter. On allait voir nos soit disant amis qui profitaient de notre dépendance pour nous refiler ce qu’ils avaient de pire.
-L’après midi, on se faisait nos fixes, de quoi tenir le coup, essayer de redevenir à peu près normal. On ne cherchait même plus à s’apaiser.
-Le soir, on cherchait de l’argent. Justine, restait sur les trottoirs. Une jeune fille de dix sept ans ça attire les pervers ! Vincent et moi on volait. On braquait des gens dans la rue. Surtout les costards cravates, ça rapportaient d’avantage. Mais on cambriolait aussi les grandes maisons bourgeoises
Nous n’avions plus le temps d’aller au lycée. D’ailleurs, le lycée ne nous voulait plus. Nous ne rentrions même plus chez nous. Vincent avait fugué de chez lui un soir où son père avait frappé de trop. Justine ne supportait plus sa famille d’accueil. Mois je pensais que mes parents ne se rendrait même pas compte de mon absence.
Chapitre 5:
Justine commençait à ne plus choisir ses clients. Elle devenait esclaves de ces pervers qui l’utilisaient, qui l’exploitaient. De notre coté nous la poussions à accepter avec ou sans préservatif. Le peu d’argent que Vincent et moi rapportions suffisait à peine à couvrir le peu de nourriture que nous consommions. Quelques yaourt par jour et surtout de l’alcool, pour résister jusqu’à la prochaine injection. Sentir le produit dans nos veines, se diffuser dans notre corps, atteindre notre cerveau et l’espace de quelque instant nous soulager. Cela ne durait que quelques minutes, quelques heures, je ne sais pas, je ne sais plus. Mais rapidement le mal revenait et envahissait chaque parcelle de notre corps. Il n’y avait plus ce plaisir de consommer, juste un besoin de se sentir un peu plus normal.
Nous avons bien pensé plusieurs fois à raccrocher, rentrer chez nous. Mais il y avait toujours quelque chose qui nous retenait. Nous n’avons jamais vraiment réussi à décrocher. Il y a bien Vincent qui y est arrivé. Mais l’appel de l’héroïne se faisait trop oppressant. Alors il est revenu. Les squattes insalubres, les larcins, les injections… Un cycle sans fin, un mouvement perpétuel.
Chapitre 6:
Chapitre 7:
Nous ne sommes plus que deux dans le groupe. Justine enceinte, ne peut, ne veut plus faire le trottoir. Je prends des risques, pour nos besoins. Je cambriole en journée. Je racket aux lycées… Mais le fric entre moins. Les besoins augmentent. Les risques aussi. Je suis invincible. La drogue me protège.
Un jour, hélas. Ou heureusement. La cambriole de trop. Police. Là.
A mon jugement. Je suis coupable. Que fait un toxico… face aux autres ? (Rien !)
Épilogue:
19:50 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



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Commentaires
Merci pour ce récit authentique.
La timidité (phobie sociale se soigne très bien de nos jours d'une part, si c'est nécessaire, par les antidépresseurs sérotoninergiques (fabuleusements anxiolytiques) et l'utilisation des thérapies comportementales par un Psy compétent et formé a ces types de traitements). La revalorisation de l'estime de soi est quelque chose de redoutablement efficace entre les mains d'un Psy compétent et "incisif".
Surtout continue à lire (je crois comprendre que tu as le temps lis l'hôpital d'Alphonse Boudard), déjà que tu écris bien, tu n'en sera que plus attrayant efficace (ah le plaisir des mots, le mot juste plutôt qu'une périphrase, la sonorité d'une phrase) et tu n'en sera que... plus redoutable.
Ton Blog me semble des plus prometteurs.
Connais-tu la vie de Linus Torvalds ?
Si tu aimes les Jeux Vidéos, apprends l'Informatique, l'Ergonomie Logicielle où je ne sais quoi.
Réflexion d'un Psy (bon) lors d'une soirée de formation continue, un bon Psy, c'est celui qui modifie la vie des gens.
La vie passe vite, il est urgent de mener (dans la nature du possible) sa légende personnelle (L'Achimiste - Paulo Coelho).
Je te dis le mot de Cambronne car... "tu le vaux bien).
Ceci dit, si tu n'a envie de rien faire, libre à toi.
Tu m'aura fait passer, au moins, un bon moment.
Ah j'oubliais l'intelligence n'a rien à voir avec les études, mais les études, c'est une arme redoutable.
Ecrit par : Dr sangsue | 13.03.2008
Dr sangsue: Tout d'abord bienvenue derrière ma porte.
Je te remercie pour ton commentaire.
Néanmoins je tiens à préciser que ce récit n'est pas autobiographique. Je me sers juste de la première personne pour donner une plus grande profondeur au texte et ainsi toucher d'avantage le lecteur.
Je me juste inspiré de certaine partie de ma vie (période du collège difficile), de la vie de d'autre personne ainsi que de livres que j'ai pu lire (notamment "moi Christian F. 13ans drogués prostitué")
Je te remercie aussi pour tes conseil de lecture. En ce moment je suis en train de lire "Sur la route" de Jack Kerouac, considéré comme le fondateur de la beat génération) et j'ai d'autre livre en attente. Le livre que tu me conseil les rejoindra donc.
Ecrit par : daweed | 13.03.2008
Le niveau de mes livres est un peu moins élevés que ceux de Kérouak, la lecture de ce livre "réaliste", conseillé par un ami, m'avait, en son temps, un peu "dérangé". La lecture un peu plus poétique et visuelle de Richard Brautigan, toujours conseillé par ce même ami, fut un pur moment de bonheur m'avais moins remué mais ce fut un plaisir de le lire, comme quoi de vrais bon livres ne marquent pas de la même façon.
J'ai lu aussi "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée..." il semble me souvenir qu'il n'est pas aussi du même niveau littéraire que Kérouak qui, lui, m'avais presque rendu malade.
Félicitation pour cette Nouvelle !
Me serais-je laissé piégé (voilà ce que ça donne de lire parfois en diagonale et parfois en entier) ?
Ecrit par : Dr sangsue | 14.03.2008
J'ai bien aimé ! Le thème est plutôt original, l'opposition vraie/fausse prison est bien amenée ;)
Je suis de l'avis de Dr Sangsue, continue à écrire !!
Ecrit par : Laure | 14.03.2008
Laure: Merci beaucoup :)
J'essaie de continuer d'écrire mais j'ai du mal à trouver le sujet et il faudrait aussi que j'apprennes à faire des dialogues (je n'arrive pas à en faire qui paraisse naturel :( )
Ecrit par : daweed | 16.03.2008
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